Où manger au Japon ?

Cet été, mon mari et moi avons passé un mois au Japon pour notre voyage de noces. Nous avons été subjugués par la beauté de cette île, sa culture et sa cuisine locale ! Je partage aujourd’hui avec vous les belles découvertes culinaires que nous avons pu faire ainsi que quelques bonnes adresses si vous projetez un jour de vous rendre là-bas en vacances. Voici donc, sans plus attendre, notre carnet de voyage gustatif.

Un dîner Kaiseki à Takayama
(Ryokan Hoshokaku, Takayama)

La cuisine Kaiseki désigne la haute gastronomie japonaise traditionnelle. Un repas Kaiseki est généralement composé d’un ensemble de petits plats servis en même temps sur un plateau. Ces nombreux mets témoignent de tout le savoir-faire et de tout le raffinement de la cuisine japonaise, toujours en quête d’harmonie des goûts, des couleurs et des textures. Nous avons eu le plaisir de déguster notre tout premier Kaiseki à Takayama, au Ryokan où nous avons séjourné et nous n’avons pas été déçus !

Au menu : du boeuf des montagnes d’Hida (à cuire soi-même en papillote) et des soba froides (pâtes de sarrasin), deux spécialités de la région de Takayama.

Et on finit bien sûr par une petite douceur.

Il faut savoir qu’un repas Kaiseki est plutôt onéreux mais je vous conseille de tester au moins une fois, cela en vaut vraiment le coût (haha). Kyoto est LA ville réputée pour ses Kaiseki mais vous pouvez touver des restaurants un peu partout. Certains même proposent le midi des formules déjeuner ou des Bento Kaiseki à moindre prix.

Yakiniku à Kyoto
(Restaurant Hiro, Gion, Kyoto)

Le Yakiniku c’est en quelques sortes le Barbecue-Steakhouse japonais. L’endroit parfait donc pour déguster du délicieux Wagyu (boeuf japonais). Moins cher que le boeuf de Kobé, le Wagyu est tout aussi excellent en terme de qualité. Le persillé de sa viande (c’est-à-dire la graisse intramusculaire) lui donne son goût de beurre et sa tendresse incomparable. Les serveurs vous amènent la viande crue à table, assaisonnée, parfois marinée, et vous la faites cuire à votre convenance sur la grille située devant vous.

Le restaurant Hiro, situé en plein coeur du quartier de Gion (le célèbre quartier des Geishas), offre un cadre agréable et propose trois menus à des prix différents. Nous avons opté pour le menu intermédiaire (qui était déjà vraiment copieux !).

A gauche, potage de saison accompagné de pickles et chou Kimchi. A droite, Yukke (Tartare de boeuf à la japonaise).

Du Wagyu en sushi et à griller.

Des ramen froids pour accompagner et une note sucrée pour finir.

Un Tonkatsu à la Gare
(Katsukura, The Cube, Gare de Kyoto)

Situé dans la galerie marchande de la gare de Kyoto (appelée The Cube), au onzième étage réservé à la restauration, Katsukura propose des tonkatsu savoureux (porc pané frit) et offre une très jolie vue sur l’architecture futuriste de la géante de fer. Leur sauce Worcestershire, mélangée à du sésame pilé, est délicieuse et permet de patienter de manière ludique avant l’arrivée du plat.

Les accompagnements (chou, riz et soupe miso) sont à volonté, pour les gros mangeurs. Le porc est très tendre et la friture pas trop grasse. Une bonne adresse pour les voyageurs en transit.


Street Food à Osaka

LES TAKOYAKI
(Kukuru, Dotonbori, Osaka)

Ces raviolis fabriqués dans des moules sphériques et farcis au poulpe (tako signifie poulpe en japonais) se retrouvent à chaque coin de rue à Osaka. On les mange sur le pouce, parsemés d’algues en poudre, de copeaux de bonite séchée et accompagnés de mayonnaise. Un régal.

LES KUSHIKATSU
(Daruma, Dotonbori, Osaka)

Il s’agit de brochettes de viande, de poisson et de légumes panées et frites, accompagnées d’une délicieuse sauce. Chez Daruma, la règle est simple : pour des raisons d’hygiène, on n’a le droit de tremper sa brochette dans la sauce qu’une seule fois (car la même sauce est partagée par tout le monde). Vous êtes prévenus !

L’OKONOMIYAKI

Signifie littéralement « ce que vous voulez » et, effectivement, on peut mettre ce que l’on veut dedans. Généralement, ce sont des crêpes épaisses salées garnies de chou râpé, de viande ou de poisson, parfois de nouilles et recouvertes de mayonnaise, de sauce Worcestershire et de copeaux de bonite séchée. Elles sont préparées sur une grande plaque chauffante en acier (appelée teppan) et découpées en parts comme une pizza avant d’être mangées.

Des sushi de première fraîcheur à Tsukiji
(Daiwa Sushi, Tsukiji, Tokyo)

Les meilleurs sushi que nous avons pu goûter durant notre séjour c’était ici, dans le plus grand marché au poisson du monde. Daiwa Sushi est un petit restaurant qui ne paie pas de mine, situé loin des étals et plus du côté de la place de la criée, on le repère à la foule qui patiente à l’entrée.

Le poisson, d’une fraîcheur sans pareil, est très savoureux. Installés au comptoir, le maître sushi prépare ses sushi à la minute devant nous. Un coup de pinceau de sauce soja et il les dépose sur notre planche en les nommant dans un anglais approximatif. Il n’y a plus qu’à déguster au fur et à mesure qu’il les confectionne. Gros coup de coeur pour le fatty tuna (thon gras) et celui à l’oursin. Une expérience à ne pas manquer.

Je n’ai malheureusement pas pu prendre en photo les sushi. Je vous mets ci-dessus une très jolie photo prise sur le blog Foodagraphy. By Chelle.

Goûter au Pokémon Cafe
(Pokémon Cafe, Nihombashi, Tokyo)

A Tokyo, les Pokémon Center (magasins vendant des produits dérivés Pokémon) fleurissent un peu partout et connaissent un immense succès depuis pas mal d’années, il ne manquait plus qu’aux fans de la franchise de pouvoir déguster des plats kawaii à l’effigie de leurs monstres préférés. Et c’est chose faite depuis mars de cette année pour le plus grand plaisir des petits comme des grands ! Situé au cinquième étage du centre commercial Takashimaya, dans le quartier des affaires de Nihombashi, le Pokémon Cafe permet de faire une pause agréable après une séance de shopping intensive.

Smoothie frappé au raisin Ectoplasma !

On craque pour le cheesecake aux fruits rouges Rondoudou et la crêpe choco-banane Mimiqui.

Une soirée dans un izakaya, le Tokyo noctambule
(Gonpachi, Roppongi, Tokyo)

Roppongi est le quartier le plus cosmopolite et occidentalisé de Tokyo (beaucoup d’expatriés y résident et beaucoup de touristes viennent y faire la fête). C’est un lieu branché pour les sorties nocturnes des jeunes tokyoïtes. Et on peut dire que Gonpachi en est une institution. Ce magnifique izakaya (pub japonais) de style Edo a inspiré, dit-on, une célèbre scène de combat du film Kill Bill de Quentin Tarentino.

Animation, ambiance festive et détendue, bonne musique, lumières tamisées, tout est réuni pour passer une agréable soirée entre amis ou à deux.

Tartare de thon, yakitori, pickles, edamame, karaage, brochette de champignons farcis, brochette de shishito (les piments verts doux japonais) à picorer. Et on n’oublie pas d’arroser le tout d’une pinte d’Asahi bien fraîche, d’un verre d’umeshu (vin de prune) ou de shots de saké !

Mon top 3 des meilleurs ramen

En un mois, je peux vous dire qu’on en a testé pas mal des ramen ! Très consommés au Japon et à un prix dérisoire, on trouve des Yatai (restaurants de ramen) à chaque coin de rue et ouverts très tard le soir. Il est communément admis par les japonais qu’une bonne soirée arrosée se finit immanquablement par un bon bol de ramen brûlants avant de rentrer à la maison (ce qui a pour vertu d’éponger l’alcool et d’amoindrir la gueule de bois du lendemain). Bien que je ne sois pas encore experte dans l’art d’aspirer bruyamment les ramen, je vous livre quand même mon classement des meilleurs que j’ai pu déguster.

N°1 : Mensho Sakura, Matsumoto

Alors, c’est sûr, il faut aimer le miso car cet établissement a pour spécialité les miso-ramen. Leur bouillon est corsé mais excellent, les nouilles sont fines et les gyozas croustillants. Vaut vraiment le détour.

N°2 : Ichiran Ramen

Ichiran est une chaîne de ramen qui connait un véritable succès au Japon. Et effectivement, il faut avouer que leurs ramen sont plutôt bons. Mais c’est leur concept surtout qui est original avec la possibilité de « personnaliser » entièrement ses ramen selon ses goûts ; plus ou moins spicy, la cuisson des nouilles, l’épaisseur du bouillon, avec ou sans oignon vert, etc. Il est également possible d’ajouter des suppléments à n’importe quel moment s’il vous reste du bouillon et que vous avez encore une petite faim.

N°3 : Ippudo Ramen

Voilà encore une chaîne de ramen, très connue également. Gros coup de coeur pour le shiromaru (littéralement, bouillon blanc), très fin et parfumé ainsi que pour le fondant des tranches de chashu (porc braisé).

One Comment

  1. SCribouillette

    Excellent article qui donne envie de découvrir le Japon, les japonais et leur mode de vie !

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